Un nouveau rapport du MIT (Massachusetts Institute of Technology), intitulé "The GenAI Divide: State of AI in Business 2025", met en lumière un paradoxe majeur : si l'intelligence artificielle générative (GenAI) suscite un engouement massif, 95 % des projets pilotes en entreprise échouent à générer des revenus mesurables.
Selon le rapport, fondé sur 150 entretiens avec des dirigeants, 350 employés et l'analyse de 300 déploiements, les projets d'IA sont massivement adoptés, mais la majorité reste au stade expérimental sans avoir d'impact tangible sur les résultats financiers.
Les raisons de cet échec ne résident pas dans la qualité des modèles d'IA, mais dans la manière dont les entreprises les intègrent. Voici les principaux freins identifiés :
Manque d'intégration dans les flux de travail : Contrairement à une utilisation individuelle, les outils génériques comme ChatGPT ne s'adaptent pas aux processus spécifiques d'une organisation, ce qui limite leur efficacité.
Projets en interne vs. partenariats : Les entreprises qui développent leurs propres solutions d'IA rencontrent un taux d'échec beaucoup plus élevé. À l'inverse, celles qui s'associent à des fournisseurs spécialisés ont 67 % de chances de réussite.
Mauvaise allocation des budgets : Une grande partie des investissements est concentrée sur les outils de vente et de marketing, alors que le rapport révèle que le retour sur investissement le plus élevé se trouve dans l'automatisation des tâches administratives.
Le rapport met en garde contre ce "GenAI Divide", un fossé qui sépare les entreprises qui obtiennent des résultats concrets de celles qui s'enlisent dans l'expérimentation. Pour réussir, le MIT recommande aux entreprises de se concentrer sur l'automatisation des tâches répétitives, de privilégier les partenariats avec des experts et de choisir des outils capables d'apprendre et de s'adapter aux besoins de l'organisation.
Sources : Siècle Digital, Blog du modérateur, Fortune.