L'ADEME pointe les lacunes des bases de données pour évaluer l'impact environnemental du numérique.

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Un rapport de l'ADEME met en lumière les lacunes des bases de données existantes pour évaluer l'impact environnemental du numérique. L'étude, qui s'inscrit dans l'optique de faire évoluer la Base Empreinte, pointe des manques en termes de granularité, de transparence et de couverture.

L'ADEME a analysé douze bases de données, dont des références comme Boavizta, NégaOctet, ecoinvent et Sphera. Le constat est sans appel : les données sont souvent trop génériques, peu documentées et ne permettent pas de modéliser avec précision l'ensemble des équipements et services numériques (réseaux, datacenters, etc.). L'analyse d'un cas témoin (une application de streaming musical) a montré des résultats d'impacts très disparates d'une base à l'autre, avec des écarts allant du simple au triple, voire plus.

La Base Empreinte de l'ADEME, si elle est jugée utile pour le grand public, s'avère insuffisante pour les professionnels qui souhaitent réaliser une Analyse du Cycle de Vie (ACV) précise. Le rapport propose plusieurs pistes d'amélioration pour la future version de la base, notamment une meilleure intégration des données numériques, des fonctionnalités de paramétrage plus fines, et une interface utilisateur plus intuitive, inspirée de bases comme ecoinvent.

En conclusion, l'étude souligne qu'aucune base de données ne couvre à elle seule l'ensemble des besoins du secteur, et que seule l'utilisation combinée de plusieurs d'entre elles permettrait d'obtenir une modélisation complète. L'ADEME enjoint d'ailleurs les décideurs à comparer les résultats en utilisant différentes bases pour évaluer leurs décisions.

Sources : Silicon.fr ; Ademe.