Dans le cadre du débat sur la souveraineté numérique et le CLOUD Act américain, Amazon Web Services (AWS) a publié un billet de blog visant à rassurer ses clients. Pour ce faire, la société a cité OVHcloud comme un exemple de fournisseur non-américain également soumis à cette législation, qui permet aux autorités des États-Unis d'accéder à des données stockées à l'étranger. Toutefois, cette comparaison est fallacieuse.OVHcloud a construit sa stratégie précisément pour ne pas y être exposé. Seule sa filiale américaine, juridiquement indépendante, serait concernée, tandis que ses entités française et canadienne ne le seraient pas. Par cette manœuvre rhétorique, AWS tenterait de brouiller les pistes et de relativiser les risques liés au CLOUD Act, tout en neutralisant la concurrence des acteurs européens positionnés sur la non-extraterritorialité.
Source : l'Usine Digitale.