L'administration Trump a durci le ton en assortissant ses critiques contre le RGPD de menaces de représailles économiques concrètes, visant à faire plier Bruxelles. Le bras de fer repose sur un chantage au « flux de données » : Washington menace de suspendre les accords de transfert transatlantiques, ce qui paralyserait les services numériques européens dépendant du Cloud américain (AWS, Google, Azure). Parallèlement, des taxes douanières punitives sur des secteurs clés comme l'automobile ou le luxe sont évoquées pour compenser le coût de la mise en conformité des Big Tech américaines. En qualifiant le RGPD de « barrière commerciale déguisée », les États-Unis tentent d'imposer un nouveau standard mondial où la rentabilité de l'IA prime sur la protection de la vie privée.
Siècle Digital, Mediapart, Sociologie Visuelle, Génération NT.