Tendance CES 2015 : objets connectés et applications mobiles au service du quantified self.

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Objets connectés

Au CES cette année, les objets connectés liés aux domaines du sport et de la santé étaient omniprésents. Toutes les grandes marques d’électronique (LG, Samsung, Sony) ont présenté leurs modèles de montres et bracelets connectés, capables de mesurer vos signaux vitaux. En plus de ces incontournables, de nombreux objets ont été dévoilés, évocateurs d’un futur où l’on pourra tout mesurer en continu.

Dans cet article, nous avons listé et classifié ces indicateurs, et nous évoquerons ensuite les enjeux principaux décelés au CES : vers où se dirige cette nouvelle catégorie, et les enjeux concernant l’exploitation de ces données.

La diversité des signaux que ces nouveaux objets connectés sont capables de mesurer est tout simplement impressionnante.

Parmi ces signaux, on retrouve les basiques, et certains que nous avons découverts sur le salon (liste non-exhaustive, bien sûr).

Sélection d’objects connectés et d’applications mobiles qui fournissent des données déjà populaires.

  • Activité (Withings activité pop),
  • Masse graiseuse (Skulpt by aim, balance Withings),
  • Oxygénation du sang (Withings Ox, LifeTrak),
  • Rythme cardiaque (Polar, LifeTrak),
  • Poids (Withings smart body analyzer),
  • Température de la peau (lifeQ),
  • Glycémie (iHealth),
  • Pression sanguine, Alcoolémie (Floome, Breathometer Breeze),
  • Qualité et cycle du sommeil (Withings Aura).

Les objets connectés et applications mobiles découverts au CES 2015.

  • Mouvement des membres (Cambridge consultants, Ring),
  • Hydratation et haleine (Breathometer mint),
  • Pression et mouvement des membres (chaussettes Sensoria inc, Cambridge Consultants, Ring),
  • Activité du cerveau (Muse brain sensing headband, Melo mind),
  • Posture (UPright).

Ces données peuvent être mesurées sur votre corps, mais il est également possible de mesurer et exploiter les données d’autres personnes. Vos enfants, avant leur naissance (Bellabeat) et après celle-ci (Pacifi connected health pacifier), mais aussi vos animaux de compagnie (Fitbank), votre équipe sportive (Polar team solutions) ou même vos employés.

Les objets connectés et leurs applications mobiles peuvent également fournir des données déduites.

La vraie valeur de ces données (primaires) se trouve dans leur exploitation, et dans les algorithmes employés pour ce faire. Ainsi, des entreprises sont déjà capables de calculer un certain nombre de données inférées (stress, indice de masse corporelle, etc.) à partir des données primaires mesurées par vos capteurs. Dans un futur proche, on peut imaginer un indice individuel de santé, standardisé, et généré à partir de l’ensemble de ces indicateurs.

Enjeu : l’exploitation des données fournies par les objets connectés et leurs applications mobiles.

Bien sûr, ces données vous permettent de mieux vivre : vous pouvez, à partir de celle-ci, prendre la décision d’améliorer vos entrainements sportifs et d’optimiser votre régime. C’est le principal argument des fabricants actuels (Fitbit, Withings, etc.) Mais nous avons détecté au CES des entreprises qui voient déjà plus loin, et imaginent des exploitations automatiques de ces données. Quelques exemples :

Des objets connectés et des données pour personnaliser automatiquement vos sessions de sport

Les applications comme Runkeeper ou Runtastic sont déjà capables d’adapter votre programme d’entraînement en fonction de vos données. En allant plus loin, des tapis de course connectés (ex : iFit) pourront également générer un programme d’entraînement personnalisé.

Au CES cette année, les fitness babes avaient remplacé les booth babes.

De l’IoT et des applications mobiles pour générer des recommandations nutritionnelles

MyFuelUp est une application qui génère des recettes et des recommandations de repas par exemple. En allant encore plus loin, iFit permet, via ses produits connectés iFit Mix (générateur de boissons) et iFit Fuse (diffuseurs d’huiles essentielles), de personnaliser boissons chaudes et froides et huiles diffusées en fonction de votre état de santé. Nous n’en sommes vraiment qu’au début, mais on peut imaginer un nombre illimité d’exploitation de ces données. La question stratégique qui se pose alors pour votre marque est la suivante : comment m’inscrire dans cette dynamique ? Comment puis-je apporter plus de valeur ajoutée, de personnalisation et de contextualisation à mes clients.

L’enjeu n°1 de ces objets connectés et de leurs applications mobiles : une adoption de masse.

Pour que toutes ces données individualisées soient mises à disposition, il faudra d’abord que les objets connectés personnels passent le stade de gadget pour early-adopters et atteignent le mass market. Pour ce faire, ces objets devront s’intégrer le plus possible dans nos styles de vie, y compris notre style vestimentaire.

Les derniers produits Fitbits, réalisés en partenariat avec Torry Burch

Les derniers produits Fitbits, réalisés en partenariat avec Torry Burch

L’idéal : ne pas être remarqué(s), et ne pas nous imposer de porter un objet supplémentaire. C’est la clef du succès, et probablement la raison pour laquelle la montre Withings Activité, malgré ses fonctionnalités limitées, a été extrêmement visible au CES cette année. Tendance confirmée, encore, par l’association de marques de mode aux marques technologiques : Fitbit et Tory Turch se sont associés pour créer des bracelets connectés, ainsi que Sony et Ted Baker (entre autres). D’autres marques ont fait le chemin inverse, comme Swarovski qui a présenté ses premiers bijoux connectés sur le salon.

L’enjeu pour ces objets reste donc de rencontrer une adoption de masse, pour rentrer dans les usages clients et créer de nouveaux potentiels pour les marques. Un sujet à surveiller de très près.

Sources :

  • www.forbes.com/sites/parmyolson/2014/06/19/wearable-tech-health-insurance/